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13 – 15 octobre 2017

«L’art dans l’espace rural» :
Transformer le parc de sculptures –

Création et ruralité – Commande artistique
Centre international d’art et du paysage,
Île de Vassivière

Avec la participation de professionnels, chercheurs, artistes : Benoit Antille, chercheur en histoire de l’art, Nicolas Hérisson, directeur du centre d’art de Piacé Le Radieux, Sam Basu, directeur de Treignac Projet, Elke Roloff, chargée des résidences Nekatoenea, Domaine d’Abbadia, Hendaye, Pomme Boucher, directrice artistique de Quartier Rouge, Felletin et médiatrice relais pour les Nouveaux commanditaires, Philippe Bettinelli, conservateur de la collection art public au Centre national des arts plastiques, Rémi Janin, ingénieur paysagiste, agence Fabriques Architectures Paysages et fondateur du festival Polyculture, Martina Sabbadini, chercheuse et commissaire d’exposition, Valérie Cudel, À demeure, médiatrice agréée par la Fondation de France pour les Nouveaux commanditaires accompagnée de Jean-Paul Soubeyre représentant les commanditaires (commune de Pailherols, Association de Sauvegarde des Burons du Cantal) de l’oeuvre de l’artiste Camille Henrot ayant fait l’objet d’un partenariat étroit ministère de la Culture et de la Communication / Fondation de France, Liliana Sánchez Rojas, artiste, Cristina Consuegra, anthropologue et botaniste, Bogota, Colombie, Hemali Bhuta, artiste vivant à Mumbai, Inde, Natsuko Uchino, artiste, vivant à Saint-Quentin-La-Poterie.

www.ciapiledevassiviere.com/fr/actualites_evenements.aspx?id=309

 

 

Vendredi 2 février 2018

Présentation des oeuvres de Michel Aubry

La 72 593e Partie du monde
déposée par le Département de la Drôme
dans la salle
de conseil municipal de la mairie
de Saint-Jean-en-Royans

et La 54 169e Partie du monde

18 h : rendez-vous à la mairie de Saint-Jean-en-Royans
19 h 30 : projection du film La 54 169e Partie du monde
à La Parenthèse, 3 rue des Écoles, 26190 Saint-Jean-en-Royans,
suivie d’un apéritif


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Le film et le costume de danse ont été réalisés dans le cadre du projet de coopération
Paysage industriel entre les Parcs naturels régionaux de Lorraine, des Monts d’Ardèche, du Pilat
et du Vercors et de l’action Nouveaux commanditaires initiée par la Fondation de France.
www.nouveauxcommanditaires.eu

Le groupe des commanditaires pour le Vercors était composé de membres de l’association Arbre :
Patrick Belle, Edmé Borel, Guillaume Chauvel, Catherine Flament et du PNR du Vercors.
La présentation inaugurale de La 72 593e Partie du monde et la performance chorégraphique
de Marianne Baillot ont eu lieu samedi 27 septembre 2014 au tissage Chollat-Namy
à Saint-Jean-en-Royans.

Contacts : Armelle Bouquet, 06 86 85 13 21, Valérie Cudel, 06 33 56 50 26

 

Photo : Emmanuelle Boccou

 

George Trakas à Lamelouze (Gard)

Du sec à l’eau

Lamelouze est située dans la vallée du Galeizon au nord d’Alès. La vallée du Galeizon est reconnue depuis vingt ans réserve de biosphère par l’Unesco dans le cadre du programme Homme et Biosphère et la commune est intégrée dans la zone d’adhésion du Parc national des Cévennes. Plusieurs associations existent sur la commune avec lesquelles la municipalité entretient un partenariat étroit : associations professionnelles, culturelles, d’animation locale.

En 2009, la commune de Lamelouze a invité l’association Sentiers à mener ses expérimentations artistiques sur un terrain communal de 14 hectares situé entre l’église Sainte-Cécile du XIe siècle et la rivière, le Galeizon.
Sentiers a rencontré George Trakas à la suite de la demande d’oeuvre d’usage de plusieurs habitants  qui vise plus particulièrement ce terrain communal.
L’ancien propriétaire avait commencé une exploitation sylvicole avec des plantations de diverses essences et créé un arboretum. L’église, rénovée, accueille diverses activités culturelles. Cet espace constitue le seul accès public à la rivière, il est traversé par le GR 44B.

La demande s’inscrit dans un désir de valoriser ce terrain et son paysage, sa qualité d’espace commun, de lui redonner une place dans l’organisation géographique et sociale de la commune afin qu’il soit «reconnu» par tous, des habitants de Lamelouze comme des usagers occasionnels. Après une visite en août 2015, George Trakas a écrit : «La géologie, la rivière et la présence des anciens sont entrées dans mon coeur».
Lors d’un deuxième séjour au cours de l’été 2016 et à l’appui de ses premières intuitions, de moments d’écoute et d’observation des usages par les habitants de Lamelouze, George Trakas propose un tracé pour accéder au Galeizon ainsi qu’un aménagement simple entre l’arboretum et la rivière.

Un carnet d’étude associant textes et dessins a été publié par Captures éditions. Il permet l’accès à la réflexion de l’artiste — en lien avec son parcours et ses oeuvres réalisées — à son approche d’un contexte prenant systématiquement en compte la dimension humaine des lieux. La sélection des dessins par George Trakas et les données techniques pour la réalisation de l’oeuvre Du sec à l’eau offrent une approche à la fois pragmatique et poétique.

 

 

 

Mardi 27 juin 2017

Présentation des oeuvres de Daniel Buren
réalisées en réponse à la commande des équipes
du Centre hospitalier universitaire de Toulouse

Bayadère pour 3 couleurs et 2 bandes blanches, travail in situ
10 cadres carrés pour un patio
, travail in situ

Le Puits de lumière en 5 couleurs et sur 5 étages, travail in situ

Site de Purpan, avenue Jean-Dausset, Toulouse

14h, accueil dans le hall d’accueil de l’hôpital Pierre-Paul Riquet
14h15, découverte des oeuvres en présence de l’artiste
15h15, moment de convivialité et d’échanges avec Daniel Buren dans le hall d’accueil du bâtiment Urgences-Réanimation-Médecines

 

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Notre Atelier Commun à Bataville

En 2011, le Parc naturel régional de Lorraine et la Fondation de France (action Nouveaux commanditaires) ont initié un travail sur la mémoire industrielle du site de Bataville et son devenir dans le cadre d’un programme plus global associant quatre Parcs naturels régionaux autour d’un thème inédit (pour ces lieux) : le paysage industriel.

Depuis la fermeture des usines de production des chaussures Bata, les communes concernées, le Parc naturel régional de Lorraine et différentes associations, notamment « l’association la chaussure Bataville », oeuvrent à la revitalisation de ce patrimoine. La proposition de protection des bâtiments de l’usine au titre des monuments historiques et de Labels patrimoine du XXe siècle a été retenue par la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites du 18 décembre 2013.

Une première commande avait été adressée à l’artiste Lani Maestro (cf Paysage industriel). L’oeuvre Limen, inaugurée en 2014, signifie  «seuil», passage d’un état vers un autre. Placée à proximité d’un chemin emprunté autrefois par les ouvriers, l’oeuvre annonce cet état intermédiaire propice à un nouveau départ.

Forts de ces premières approches, conscients de la nécessité de pousser la réflexion sur le devenir de ce site emblématique, la communauté de communes et le Parc naturel régional de Lorraine ont décidé, dans le cadre d’un partenariat avec la Fondation de France, de passer commande d’un plan guide à Notre Atelier Commun.

La commande de la communauté de communes du pays des Étangs et du Parc naturel régional de Lorraine

Constat : l’évolution du site doit reposer sur une compréhension plus fine de ses valeurs, sur l’apparition de nouveaux usages. Une étude de préfiguration permet de sécuriser la transition de ce patrimoine entre passé, présent et futur.

La commande résulte de nombreux échanges et réflexions avec les acteurs locaux et institutionnels, ainsi que de personnalités qualifiées. Elle consiste à engager une première étape de recherche en trois parties adressée à Notre Atelier Commun portant sur les axes suivants :
– états des lieux et définition des périmètres culturels et spatiaux ;
– préfiguration, programmation urbaine et écriture d’un projet philosophique et artistique ;
– élaboration des phases de développement du projet urbain et d’un plan guide.

Persuadé qu’il faut habiter pour comprendre un lieu, et que l’on ne peut imaginer un futur à distance, sans les habitants et acteurs du territoire, Notre Atelier Commun a proposé une démarche atypique pour faire émerger les pistes d’avenir. Avec l’Université foraine, NAC s’est installé à Bataville pendant un an.

Calendrier des rencontres publiques :
– 30 octobre 2015, lancement officiel de l’étude ;
– 29 janvier 2016, rencontre publique # 1 : Bataville, territoire d’une utopie ;
– 6 avril 2016, Assemblée des rêveurs # 2 ;
– fin février 2016, Assemblée des rêveurs et comité technique ;
– 22 avril 2016, rencontre publique # 2 : Les nouveaux territoires du travail ;
– 13 mai 2016, comité technique ;
– 28 mai 2016, atelier mémoires vives ;
– 3 juin 2016, rencontre publique # 3 : Faire ville à la campagne ;
– 13 juillet 2016, Réhabiter Bata ;
– septembre 2016, remise définitive du plan guide.

Liliana Motta à Bataville

Dans la poursuite de l’action menée dans le cadre du programme Paysage industriel développé en partenariat avec le Parc naturel régional de Lorraine, de la mission d’élaboration du plan guide de Notre Atelier Commun, la communauté de communes du Pays des Étangs a souhaité poursuivre et concentrer une réflexion sur les questions de pollution du site de Bataville ayant un lien avec le devenir paysager.

La demande concerne la mise en place d’un atelier de phytoremédiation avec Le Laboratoire du Dehors. La démarche de l’atelier doit permettre en particulier de découvrir des solutions de gestion économes aptes à construire progressivement une structure originale en transformant les lieux par des gestes jardiniers. L’action consiste à ouvrir sur le grand paysage : cheminement depuis la cour de Bata jusqu’au canal. Pour sa recherche, l’artiste est accompagnée de l’atelier de recherche du Laboratoire Sols et Environnement-UMR 1120 de l’université de Lorraine.

Le cheminement sur les terres polluées de Bataville

« Ne pas oublier, ne pas cacher, donner à voir, donner à la connaissance est notre devoir. Un travail de mémoire sera la seule garantie de renaissance, de créativité pour un avenir avec moins d’erreurs. Raconter l’histoire des sols pollués, les signaler, les expliquer sera une ressource inestimable pour imaginer des nouvelles manières de faire.
Beaucoup des sites sont considérés comme pollué parce que dans le sol, le sous-sol et éventuellement dans les eaux souterraines, il a été identifié des produits altérant ou compromettant leur qualité et leur bon usage. De plus en plus, en France comme ailleurs, on trouvera des terres polluées. Aujourd’hui, cette pollution est typique et commune, malheureusement, à tout ancien site industriel. Cette pollution étant susceptible de provoquer une nuisance ou un risque à long terme pour les personnes et l’environnement, il est important de ne pas oublier ces terres polluées, de ne pas les cacher aux contemporains et aux générations futures. Et c’est pour cela que nous devons expérimenter, prendre soin de ces terres, les rendre à nouveau vivantes. Ce travail doit venir en appui des études des ingénieurs spécialisés dans le domaine, ainsi qu’aux communes qui doivent gérer des sites souvent abandonnés, avec une grande difficulté de reconversion.
La démarche de l’atelier du dehors, après diagnostic institutionnel sur l’état de pollution et la définition d’un cahier de charges, propose d’expérimenter sur le terrain des attitudes jardinières et des méthodes d’entretien pour faire évoluer les projets de phytoremédiation et pour faire évoluer la visibilité de ces sites.
Cette démarche repose sur une hypothèse pédagogique que les sites pollués offrent d’expérimenter opportunément, c’est à dire la recherche des solutions de gestion économes aptes à construire progressivement une structure originale en transformant les lieux par des gestes jardiniers : déplacer ou réorganiser des éléments, stimuler ou contrôler l’installation spontanée des autres végétaux, diviser, bouturer, marcotter, tailler, rabattre, recéper, amender et soigner les sols, pailler, composter.
L’action pourra s’inspirer des principes suivants : ne rien évacuer hors du site, ni végétaux ni matériaux hérités de la friche industrielle et importer le moins possible de terres et de matériaux de construction, réemployer les matériaux végétaux issus des opérations d’entretien pour créer des paillages et des compost destinés à améliorer la protection et l’activité biologique des sols, aménager des parcours et des surfaces d’accès facile pour les usagers, relever régulièrement la flore spontanée et la végétation rudérale pour mettre en valeur leurs potentialités pédagogiques, installer les conditions d’accueil d’une biodiversité optimale et signifiante par rapport au milieu, entretenir et améliorer l’information botanique et ethnobotanique des publics. »

Extrait de l’étude et de l’action sur site de Liliana Motta de septembre 2016 à juillet 2017.

en Auvergne-Rhône-Alpes

Michel Aubry
La 72 593e Partie du monde, Parc naturel régional du Vercors
La 213 429e Partie du monde, Parc naturel régional du Pilat
Élisabeth Ballet
Vous me direz, Parc naturel régional des Monts d’Ardèche
à Bourg-Argental, Parc naturel régional du Pilat
Cécile Bart
Et pluie le soleil à Thiers
Patrick Bouchain
Les Bogues du Blat à Beaumont, Ardèche
Susanne Bürner
La Traversée, Parc naturel régional du Vercors
Camille Henrot
Ma Montagne à Pailherols
Lani Maestro
ces MAINS, Parc naturel régional des Monts d’Ardèche
Alejandra Riera avec des habitant(e)s de Fontbarlettes
Enquête sur le/notre dehors (Valence-le-Haut) <2007 – …> à la date du 24 avril 2012
Christophe Terlinden, Emmanuel Lambion et Iwan Srauven
Pietro à Beaumont, Puy-de-Dôme
Eulàlia Valldosera
La Maison de la mémoire à Rochechinard, Drôme

commandes suspendues
Giuseppe Gabellone
Monument du souvenir à Lyon
Élisabeth Ballet
La Traversée de Maisonneuve, à Chandolas, Ardèche

Mardi 28 février 2017

Inauguration de L’espace entre !

Une oeuvre de Marie-Ange Guilleminot
pour le Centre médico-psychologique pour enfants
et adolescents de Gaillac

CMPEA de Gaillac
11 rue Jean-Fos-de-Laborde
81600 Gaillac


« Un(e) artiste pourrait réaliser une oeuvre à destination des enfants que nous recevons pour introduire un minimum, vital, de désordre qui réveille la pensée ».

Le CMPEA, service extrahospitalier, est à l’interface du lien social et du psychisme, du sujet social et du sujet clinique. Lieu de circulation et d’interception des flux du vaste monde, de suspension aussi…
La salle d’attente ni tout à fait dedans, plus tout à fait dehors, apparaît alors comme ce lieu intermédiaire entre le soin proprement dit et le monde extérieur, officiant comme ces antichambres où l’on chuchote avant de dire.
Si le groupe des commanditaires a initialement identifié la salle d’attente comme espace de l’œuvre à venir, la possibilité de déborder de ce cadre a néanmoins été envisagée. Mobilité et utilisation par l’équipe lors des prises en charge individuelles ou de groupe ont également été suggérées.

 

dossier de presse, février 2017 – pdf

 

commanditaire : CMPEA de Gaillac
soutien : Fondation de France, Fondation Daniel et Nina Carasso,
Fondation Bon Sauveur d’Alby

2017

 

 

Photo : Armande Chollat-Namy

Jeudi 6 et vendredi 7 octobre 2016

Présentation du film et de la publication  
co-éditée par Captures et art3/Valence
Enquête sur le/notre dehors (Valence-le-Haut)
< 2007 – . . . > à la date du 24 avril 2012
Alejandra Riera avec des habitants.e.s
de la « zone sensible »

Centre Pompidou, 6 octobre, 18h30
Espace Khiasma, 7 octobre, 19h

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Initié en 2007, dans le cadre de l’action Nouveaux commanditaires de la Fondation de France, par et avec des habitants.e.s d’un quartier périphérique de la ville de Valence (Drôme), l’essai Enquête sur le/notre dehors (Valence-le-Haut) < 2007 – … > à la date du 24 avril 2012 bouleverse les images récurrentes des quartiers en marge des grandes villes et accueille paroles, photographies, pensées et gestes dans leurs rapports complexes à une écriture collective et à l’histoire.

6 octobre, 18h30–22 h, Cinéma 2, Centre Pompidou

Projection du film qui l’accompagne signé «à la date du 15 juillet 2012»  (1h50, couleur, N/B)
Présentation de l’essai : Enquête sur le/notre dehors  à la date du 24 avril 2012.
Séance en présence d’Alejandra Riera, Lotte Arndt, Marine Boulay, Muriel Combes,
Nicolas Romarie 
et Valérie Cudel.

et

7 octobre, 19h, Espace Khiasma, Les Lilas
www.khiasma.net

Projection du film : Enquête sur le/notre dehors  à la date du 15 juillet 2012 (1h50, couleur, N/B) suivie d’une rencontre autour d’une soupe conviviale. Seront présents Alejandra Riera, Muriel Combes, Marine Boulay, Lotte Arndt, Olivier Marboeuf, Florent Perrier, Ahmad Qamouch, Simon Quelleihard, Habiba Zerarga, Rachid Zahri et leurs invités.