Lani Maestro à Bataville, Lorraine

Limen

Le site de Bataville est né en 1931 à l’initiative de Tomáš Bata, fondateur du groupe industriel du même nom. Il compte 2 700 ouvriers en 1939, 840 en 2001. La délocalisation des activités en 2002 débouche sur le licenciement de 800 personnes. Au moment de la commande quelques entreprises étaient implantées sur le site qui accueillait aussi l’ancienne Communauté de communes du Pays des étangs, installée dans l’ancien magasin d’usine.

En 2010, Bataville entre dans une phase intermédiaire de son évolution. L’association La Chaussure Bataville, en collaboration avec les collectivités locales, a souhaité développer un projet culturel et économique qui accompagne cette mutation. Comment faire coexister la mémoire encore vive d’une cité organisée autour du travail à l’usine et la possibilité d’autres usages ?

Lani Maestro envisage sa proposition comme l’«antithèse du lieu et du travail industriels» et comme un espace collectif. Limen — mot latin qui signifie « seuil », «passage d’un état vers un autre » — est le titre de cette sculpture. C’est une structure ajourée composée d’une longue plateforme surmontée d’une charpente de bois. Elle évoque le tunnel et le pont par le rythme régulier de ses travées et sa fonction de passage.

L’œuvre invite à la promenade et au repos comme « manière d’être avec soi-même », s’anime de notre présence et de celle des autres. Elle est installée entre l’ancienne cantine et le site de production, près d’un


communiqué de presse, avril 2014 – pdf

commanditaires : Commune de Moussey, d’anciens salariés des usines Bata et association La Chaussure Bataville

soutien : Parc naturel régional de Lorraine dans le cadre du programme européen LEADER (Fonds européen agricole pour le Développement rural), Fondation de France, Drac Lorraine, Région Lorraine, Département de la Moselle

2014

crédits photographiques Phoebé Meyer

Lani Maestro, Parc naturel régional des Monts d’Ardèche

ces MAINS

La région des Boutières est un important foyer d’industrie et d’artisanat au centre ouest de l’Ardèche dans le haut de la vallée de l’Eyrieux. En 2010, l’ancienne Communauté de communes des Boutières décide de racheter le site de l’usine Murat incarnant à la fois le berceau de l’industrie du bijou et la mémoire ouvrière. L’usine doit maintenant s’inscrire dans l’avenir du territoire, ce qui suscite de nombreuses questions : de quels savoir-faire et de quelle identité parle-t-on, que valoriser et transmettre aux générations futures ? Lani Maestro a été invitée à poser un regard sur ce lieu en mutation et sur l’activité du bijou tout en établissant un lien avec les anciens salariés. Avec comme point de départ envisagé : l’usine en l’état avec ses machines et ses outils.
Au fil des conversations avec les ouvriers, Lani Maestro a perçu une réelle créativité dans la fabrication de chaque pièce. ces MAINS est une installation qui se lit et se déploie de l’extérieur vers l’intérieur de l’usine. La phrase (extraite du poème de José Perez Beduya, Glass Flowers) « Si vous devez prendre ma vie, laissez-moi les mains » est inscrite en néons bleus sur un des murs donnant sur la rue. Des panneaux bleus opacifiant ont été placés sur les ouvertures du bâtiment. A l’intérieur, trois anciens établis présentent des outils recréés avec Joel Haond qui travaille à l’usine. Une composition sonore en lien avec les personnes et l’environnement du travail est diffusée dans l’espace d’exposition et depuis l’atelier.


communiqué de presse, novembre 2013 – pdf

commanditaires : des élus de l’ancienne Communauté de communes des Boutières, François Champelovier, Régine Brunel, Hubert-Marie Piteux, Roger Dugas et le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche

soutien : Parc naturel régional des Monts d’Ardèche – dans le cadre du programme européen LEADER (Fonds européen agricole pour le Développement rural), Fondation de France, Région Rhône-Alpes, Communauté de communes de Val’Eyrieux

2013

crédits photographiques Phoebé Meyer