Jeudi 6 et vendredi 7 octobre 2016

Présentation du film et de la publication  
co-éditée par Captures et art3/Valence
Enquête sur le/notre dehors (Valence-le-Haut)
< 2007 – . . . > à la date du 24 avril 2012
Alejandra Riera avec des habitants.e.s
de la « zone sensible »

Centre Pompidou, 6 octobre, 18h30
Espace Khiasma, 7 octobre, 19h

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Initié en 2007, dans le cadre de l’action Nouveaux commanditaires de la Fondation de France, par et avec des habitants.e.s d’un quartier périphérique de la ville de Valence (Drôme), l’essai Enquête sur le/notre dehors (Valence-le-Haut) < 2007 – … > à la date du 24 avril 2012 bouleverse les images récurrentes des quartiers en marge des grandes villes et accueille paroles, photographies, pensées et gestes dans leurs rapports complexes à une écriture collective et à l’histoire.

6 octobre, 18h30–22 h, Cinéma 2, Centre Pompidou

Projection du film qui l’accompagne signé «à la date du 15 juillet 2012»  (1h50, couleur, N/B)
Présentation de l’essai : Enquête sur le/notre dehors  à la date du 24 avril 2012.
Séance en présence d’Alejandra Riera, Lotte Arndt, Marine Boulay, Muriel Combes,
Nicolas Romarie 
et Valérie Cudel.

et

7 octobre, 19h, Espace Khiasma, Les Lilas
www.khiasma.net

Projection du film : Enquête sur le/notre dehors  à la date du 15 juillet 2012 (1h50, couleur, N/B) suivie d’une rencontre autour d’une soupe conviviale. Seront présents Alejandra Riera, Muriel Combes, Marine Boulay, Lotte Arndt, Olivier Marboeuf, Florent Perrier, Ahmad Qamouch, Simon Quelleihard, Habiba Zerarga, Rachid Zahri et leurs invités.

Mercredi 6 juillet 2016

Rencontre avec George Trakas
église de Lamelouze (Gard)

George Trakas est un artiste nord-américain, il parlera de sa pratique artistique depuis les années soixante-dix et présentera son étude, ses esquisses réalisées pendant son séjour de recherche à Lamelouze, sa perception du lieu et son histoire.

Cette restitution est co-organisée par les associations Sentiers et À demeure
dans le cadre de l’action Nouveaux commanditaires initiée par la Fondation de France.

10 juin 2016, Pailherols, Cantal

Inauguration de Ma montagne, une œuvre
de Camille Henrot, en hommage aux anciens
buronniers du Cantal

Une commande de la commune de Pailherols et de l’association Sauvegarde des burons du Cantal en hommage aux anciens buronniers, réalisée dans le cadre d’un partenariat entre la Fondation de France– action Nouveaux commanditaires et le ministère de la Culture et de la Communication au titre du soutien à la commande publique

La demande a été initialement portée par Jean-Paul Soubeyre, agriculteur qui a sollicité comme relais et porteurs du projet, l’association Sauvegarde des burons du Cantal et la commune de Pailherols. L’association est impliquée depuis 1984 dans la restauration de burons, bâtiments de pierres à la fois lieu d’habitation pour les bergers et de fabrication de fromages, situés en altitude et véritables marqueurs d’un paysage lié au pastoralisme. La commune de Pailherols (170 habitants) est située dans le Carladès, sur les Monts du Cantal (1 000 m d’altitude) sur un territoire traditionnellement consacré à l’estive (territoire de la vache Salers). Il est souhaité une «mise à l’honneur» des buronniers au travers d’une œuvre contemporaine qui ne soit pas une entreprise de «folklorisation» mais une œuvre-lieu de mémoire, une œuvre signal, une œuvre-trace, une œuvre-constellation tissant des liens avec le paysage.

L’œuvre Ma montagne est composée d’une trentaine de sculptures dispersées, dessinées à partir de la «claie» ou barrière traditionnelle utilisée par les vachers. Implantées dans le paysage, elles invitent au parcours dans la montagne. La claie devient un signe, alphabet, langage morse rappelant les codes utilisés par les bergers pour communiquer d’une montagne à l’autre. L’artiste fait également référence au Yi-King et à ses trigrammes, signes d’états de passage. Le parcours sur lequel s’installent les claies-sculptures emprunte un chemin qui menait autrefois aux estives dites «montagnes». Onze claies-sculptures rythment le chemin jusqu’à un point haut dominant l’ensemble des estives où vingt-cinq d’entre elles se déroulent, s’étendent et se dispersent. A l’entrée du village, dans un petit terrain face à l’office de tourisme, une installation reprend les formes des objets liés à l’univers du buronnier.

Rendez-vous à 13 heures à Pailherols devant le jardin de Marguerite pour le parcours Ma montagne (durée 1h30, chaussures de marche recommandées).
Pour ceux qui ne souhaitent pas faire la marche, rendez-vous avec votre véhicule directement sur la place de Pailherols à 14h30.

 

dossier de presse, juin 2016 – pdf

 

liens
www.burons-du-cantal.fr
www.a-demeure.org/production/camille-henrot-a-pailherols

Daniel Buren à Toulouse

Une oeuvre pour le CHU

L’hôpital Purpan a amorcé depuis plusieurs années une refonte complète de son site : ouverture de l’Hôpital des Enfants en 1998, de l’hôpital Paule de Viguier en 2003, de l’Institut Fédératif de Biologie en 2006. L’arrivée du tramway fin 2010 a pour la première fois dans l’histoire hospitalière, amené la cité au coeur de l’hôpital.
La construction de la clinique Pierre Paul Riquet et son extension avec le bâtiment Urgence-Réanimation-Médecine est l’occasion d’engager une commande d’oeuvre à un artiste.
Plaçant au centre de ses préoccupations la question de l’accueil, la demande vise à identifier les flux pour les usagers (patients et soignants), à faire signe à l’arrivée du tramway pour le passage de l’extérieur vers l’intérieur, et à engager une réflexion sur les halls tout en traduisant une identité commune aux deux bâtiments.

A la suite d’une observation des lieux et de leurs usages, d’une approche approfondie de chaque projet d’architecture, le choix de Daniel Buren s’est concentré sur les halls d’accueil de l’URM et du PPR, et la passerelle qui relie les deux bâtiments.

10 Cadres carrés pour un patio, travail in situ permanent, hall d’accueil du bâtiment Urgences-Réanimation-Médecines, site Purpan, Centre hospitalier universitaire de Toulouse, 2013-2015

À l’intérieur du patio, trois cadres carrés et tridimensionnels s’échelonnent à partir de la façade côté rue, en créant une accélération de la perspective. De couleur bleue, jaune, rouge, chacun d’entre eux est relié à un deuxième en angle ouvert, égal à celui formé par les deux parois vitrées côté rue (entrée du hall) et côté couloir (accès aux différents services).  Les quatre cadres face aux fenêtres sont projetés et contrecollés sur celles-ci à l’aide de bandes adhésives blanches.

Le Puits de lumière en 5 couleurs et sur 5 étages, travail in situ permanent, hall d’accueil de l’hôpital Pierre-Paul Riquet, site Purpan, Centre hospitalier universitaire de Toulouse, 2013-2015

L’espace carré à l’intérieur du hall d’entrée et sur lequel donne une série de fenêtres est travaillé en volume. Des tablettes de couleur bleue, jaune, orange, rouge et verte, rythmées par des bandes blanches, soulignent le tour du carré et se succèdent les unes au dessus des autres jusqu’au plafond de cet espace creux. Ces cinq cadres se superposant tels des caissons lumineux (chacun éclairant le caisson supérieur) deviennent l’éclairage central du hall du PPR.

Bayadère pour 3 couleurs et 2 bandes blanches, travail in situ permanent, passerelle hôpital Pierre-Paul Riquet / bâtiment Urgences-Réanimation-Médecines, site Purpan, Centre hospitalier universitaire de Toulouse   2013-2015

La passerelle qui relie le bâtiment des Urgences aux services d’imagerie (situés au sein du PPR) est utilisée afin d’indiquer les flux entre les deux lieux. Les vitres de la passerelle sont entièrement recouvertes de papiers autoadhésifs et divisées en séquences de 43,5 cm de large, successivement bleue, jaune, rouge puis composée de bandes alternées blanches et transparentes de 8,7 cm.
Cette grande frise opacifie volontairement le passage utilisé à l’usage exclusif des patients et des soignants. Elle est visible depuis l’extérieur de jour comme de nuit (côté tramway et à l’arrière des bâtiments) et en fonction des heures de la journée, la lumière est projetée sur le sol et irradie le lieu.

 

Photo-souvenir : 10 Cadres carrés pour un patio, travail in situ permanent, hall d’accueil du bâtiment Urgences-Réanimation-Médecines, site Purpan, Centre hospitalier universitaire de Toulouse, 2013-2015. Détail. Septembre 2015. © Daniel Buren/ADAGP, Paris. Photo : Phoebé Meyer

Photo-souvenir : Le Puits de lumière en 5 couleurs et sur 5 étages, travail in situ permanent, hall d’accueil de l’hôpital Pierre-Paul Riquet, site Purpan, Centre hospitalier universitaire de Toulouse, 2013-2015. Détail. Septembre 2015. © Daniel Buren/ADAGP, Paris. Photo : Phoebé Meyer

Photo-souvenir : Bayadère pour 3 couleurs et 2 bandes blanches, travail in situ permanent, passerelle hôpital Pierre-Paul Riquet / bâtiment Urgences-Réanimation-Médecines, site Purpan, Centre hospitalier universitaire de Toulouse, 2013-2015.
Détail. Septembre 2015. © Daniel Buren/ADAGP, Paris. Photo : Phoebé Meyer

 

commanditaire : Hôpital Purpan, Toulouse
soutien : Fondation de France, CHU de Toulouse

réalisation passerelle, atrium PPR et patio URM : 2015

 

 

 

Michel Aubry, exposition au Frac Basse-Normandie

La Loge des Fratellini

du 28 novembre 2015 au 7 février 2016

Au rez-de-chaussée, Michel Aubry propose plusieurs formes de costumes tissant des liens entre elles par le prisme de l’esprit chamanique ou de l’esprit communautaire des constructivistes. Des figures fortes de cettte histoire sont à nouveaux convoquées ici comme Joseph Beuys, plus indirectement Alexandre Rodtchenko et le cinéaste constructiviste Dziga Vertov.

« La 72 593e Partie du monde est initialement une des réponses de Michel Aubry à une commande faite dans le cadre du projet de coopération interparcs et de l’action Nouveaux commanditaires initiée par la Fondation de France. Ce projet questionne des artistes sur les traces architecturales des industries, leur devenir patrimonial et la valorisation du savoir-faire.
En réponse à cette commande Michel Aubry réalise La 72 593e Partie du monde. Dans une volonté d’utiliser « le plus justement possible les matériaux et les savoir-faire disponibles » l’artiste crée avec l’aide d’artisans locaux un costume de chamane. Ce costume est destiné à être actionné lors d’une performance chorégraphique de Marianne Baillot.
Pour réaliser ce costume Michel Aubry s’est inspiré en grande partie du film de Dziga Vertov, La Sixième Partie du monde, dans lequel le cinéaste présente comment l’URSS entend organiser la société autour de l’effort collectif de construction. Plus précisément La 72 593e Partie du monde renvoie à une séquence du film tirée du chapitre consacré aux croyances, montrant une chamane originaire de Sibérie, en transe. »

journal de l’exposition – pdf

lien : Frac Basse-Normandie

 

 

La 72 593e Partie du monde, Parc naturel régional du Vercors

Enquête sur le/notre dehors (Valence-le-Haut), projection du film, École des beaux-arts de Valence

Un jour, une habitante du quartier fit l’éloge de l’insaisissable Mistral, du vent, insaisissabilité avec laquelle elle a voulu se confondre… Déployé autour d’un parcours réalisé à pied, la nuit, avec un groupe d’habitants et d’habitantes du quartier de Fontbarlettes et d’ailleurs, en allant du centre ville de Valence vers sa périphérie, ce film fait document et nous parle. Il n’est pas aisé de résumer la richesse de cette expérience de quatre ans durant lesquels des liens se sont tissés pour arriver à rendre une partie de la complexité des voix, des regards et des pensées qui peuplent ce quartier. Le tournage a débuté en 2009 alors que les premières rencontres datent de 2007.
A l’origine, le film de même qu’une publication qui l’accompagne, sont nés d’une demande des habitants et des membres de l’association Le MAT, qui, constatant une stigmatisation du quartier de Fontbarlettes (Valence-le-Haut), ont souhaité – en faisant appel à Alejandra Riera – révéler les manières dont ils se sont approprié cet espace en mutation constante.

Avec Jo Pino, Hafida Kada, Marion Barras, Amel, Mohamad-Ali Osman et leurs enfants, Pierre Pellet, Catherine [Marie-Jeannette] Lacoste, Ahmad Qamouch, Luc Fontaine, Rachid et Rachida Zahri, Michèle et Éliane Blache, Daniel Anquetil, Mohamed Ben Ftima, Meriem Fradj et Xavier Hubert, Mireille Baudron, Alain Nivon, Marc Papillon, Héloïse Bariol, Alejandra Riera, Annie Roman, Valérie Cudel, Marine Boulay.

Le film a été réalisé dans le cadre de l’action Nouveaux commanditaires initiée par la Fondation de France, avec la participation de l’association Le MAT et le soutien du Centre national des arts plastiques (Image/mouvement), la DRAC Rhône-Alpes et la Région Rhône-Alpes.

Paysage industriel


Michel Aubry
La 72 593e Partie du monde, Parc naturel régional du Vercors
La 213 429e Partie du monde, Parc naturel régional du Pilat

Élisabeth Ballet
Vous me direz, Parc naturel régional des Monts d’Ardèche
dans le Parc naturel régional du Pilat

Susanne Bürner
Euville, Parc naturel régional de Lorraine
La Traversée, Parc naturel régional du Vercors

Lani Maestro
ces MAINS, Parc naturel régional des Monts d’Ardèche
Limen, Parc naturel régional de Lorraine

 

Un projet de coopération entre quatre Parcs naturels régionaux

Les Parcs naturels régionaux de Lorraine, des Monts d’Ardèche, du Pilat et du Vercors ont décidé de mener une réflexion collective sur l’histoire industrielle de leurs territoires, ses mutations et ses ruptures, son impact sur les paysages et la vie quotidienne des populations d’aujourd’hui.
Huit commandes d’oeuvres réparties sur huit sites ont été adressées à quatre artistes. La direction artistique a été confiée à Valérie Cudel de l’association À demeure, également médiatrice de l’action Nouveaux commanditaires proposée par la Fondation de France. Une mission a été confiée à des chercheurs en sciences humaines et sociales afin d’analyser les processus de mise en place de ce programme artistique inédit.
Les artistes plasticiens Michel Aubry, Élisabeth Ballet, Susanne Bürner et Lani Maestro ont été choisis pour leur capacité à réagir à une commande et à son contexte social, historique et humain. Chacun intervient sur deux sites.

Une question commune : le paysage industriel

Si chaque Parc est unique par ses paysages, ses patrimoines, sa faune et sa flore, certains d’entre eux sont confrontés à une dévitalisation d’une partie de leurs espaces ruraux, un effritement continu du volume des emplois locaux, des phénomènes localisés de déprise et de pression urbaine et une volonté de maintien des services publics. De manière concomitante, ces territoires font face à la mutation de certaines filières industrielles, leurs paysages peuvent être marqués par la présence d’anciens sites. Ces évolutions ont leur place dans les perceptions individuelles et dans les représentations collectives des paysages, influencées par les traces visibles et invisibles des outils de production et de la vie quotidienne au travail. Si ces représentations sont parfois chargées d’affects, elles sont aussi porteuses d’initiatives.
Dès lors, que transmettre aux générations futures ? Que faut-il préserver et pour quels nouveaux usages ? Comment agir, et à quel niveau, pour perpétuer et dynamiser les savoir-faire ? Comment faire vivre les mémoires des sites tout en favorisant leur ouverture au monde ?


dossier de presse, octobre 2013 – pdf

Saint-Étienne, 4 et 5 mars 2015, journées de restitution Paysage industriel

mercredi 4 mars, présentation des œuvres au musée d’Art et d’Industrie
jeudi 5 mars, journée d’échange à la Cité du design


programme – pdf

 

crédits photographiques Phoebé Meyer

expositions

”Construire – Les nouveaux commanditaires du logement social”
Contexts, Paris, 23 avril–28 juin 2014


communiqué de presse, avril 2014 – pdf

 

”Traverses”, Sabine Anne Deshais
Les Abattoirs, Toulouse, 28 juin–8 septembre 2012


dossier de présentation, juin 2012 – pdf