La 72 593e Partie du monde

En 2018 l’oeuvre La 72 593e Partie du monde a rejoint la collection de La conservation du Département de la Drôme.
Elle fait l’objet d’un dépôt dans la salle de conseil municipal de Saint-Jean-en-Royans. D’autres variations de la danse seront programmées sur le territoire du Vercors.

Michel Aubry, Parc naturel régional du Vercors

La 72 593e Partie du monde

Les activités artisanales traditionnelles ont contribué à la croissance économique du Royans Vercors. La tournerie tabletterie connaît un véritable essor durant la seconde moitié du XXe siècle. Plus de cinquante entreprises employaient au total plus de six cents ouvriers. Elle rencontre ses premières difficultés dans les années 1980. Aujourd’hui, quatre ateliers répondent aux demandes. L’œuvre que proposera Michel Aubry devra tirer les fils du passé pour penser l’avenir et rendre compte des énergies en présence.
Dès les premiers échanges avec les commanditaires, Michel Aubry choisit de décloisonner son propos et de lier les projets pour le Pilat et le Vercors par une recherche qui s’appuie sur trois oeuvres évoquant le paysage industriel : Le Paysage avec travaux de la mine (1544) de Herri met de Bles, Le Feu (1606) de Jan Brueghel l’Ancien et La Sixième Partie du monde (1927) du cinéaste Dziga Vertov.
Elles abordent les liens entre les savoir-faire et le rapport aux ressources naturelles. Cette recherche débouche sur un ensemble constitué d’un film d’accompagnement qui sera présenté au début de l’année 2015, et de deux propositions localisées dans chaque Parc.
La proposition de Michel Aubry s’inspire d’une séquence du film La Sixième Partie du monde de Dziga Vertov, montrant une chamane de Sibérie. « La chamane danse dans un costume chargé d’objets symboliques, à la fois protection et enveloppe conductrice reliée aux éléments naturels. J’ai décidé de me concentrer sur ce personnage, de repenser son costume et de lui proposer comme instrument musical, une gamme complète de tubes sonores conçus dans la tradition de la tournerie. Le son relie, comme la chamane, les éléments provenant de la forêt aux objets matériels. » L’oeuvre convoque ainsi les réalités plurielles du territoire. Sa production a sollicité le concours d’artisans en utilisant les matériaux et les savoir-faire disponibles ; Patrick Belle pour la fabrication des cannes sonores, Lise Kreckelbergh pour la fabrication des bottes. Elle a été activée le 27 septembre 2014, par une performance chorégraphique de Marianne Baillot. Chaque année, d’autres variations de la danse seront programmées avec des associations du Royans.


communiqué de presse, septembre 2014 – pdf


commanditaires : les membres des associations Arbre et Engivane, et le Parc naturel régional du Vercors

soutien : les quatre Parcs naturels régionaux de Lorraine, des Monts d’Ardèche, du Pilat
et du Vercors coopèrent pour ce projet dans le cadre du programme européen LEADER
(Fonds européen agricole pour le Développement rural)

2014

crédits photographiques Phoebé Meyer

Michel Aubry, Parc naturel régional du Pilat

La 213 429e Partie du monde

La 213 429e Partie du monde est la réponse de Michel Aubry à la commande de l’association Iguerande et du Parc naturel régional du Pilat. Elle porte sur l’ensemble du territoire.
Contrairement à l’industrie textile, la métallurgie a laissé peu de traces architecturales dans les paysages du Pilat. L’image qui perdure dans les mentalités est celle de l’aspect noir et salissant du travail. Pourtant, il existe une culture ouvrière de la précision dans la fabrication de l’objet fini et le Parc naturel régional du Pilat a mesuré les besoins de transmission sur cette industrie. Comment restituer sa place à l’échelle des paysages dont les ressources ont contribué à son développement ?
Dès les premiers échanges avec les commanditaires, Michel Aubry choisit de décloisonner son propos et de lier les projets pour le Pilat et le Vercors par une recherche qui s’appuie sur trois oeuvres évoquant le paysage industriel : Le Paysage avec travaux de la mine (1544) de Herri met de Bles, Le Feu (1606) de Jan Brueghel l’Ancien et La Sixième Partie du monde (1927) du cinéaste Dziga Vertov.
Elles abordent les liens entre les savoir-faire et le rapport aux ressources naturelles. Cette recherche débouche sur un ensemble constitué d’un film d’accompagnement qui sera présenté au début de l’année 2015, et de deux propositions localisées dans chaque Parc.
Le travail du métal a eu pour conséquences des changements dans l’environnement sonore du Pilat avec l’installation de nombreuses forges, pierres de cloutiers et ateliers de sous-traitance de la grande industrie de la vallée. Michel Aubry questionne cette empreinte à partir de prises de son réalisées dans des entreprises. Elles donnent lieu à une édition de disques vinyle et à la fabrication par des entreprises locales, d’un instrument intégrant une paire de platines et une table de mixage permettant de créer des compositions à partir des échantillons gravés et de prémix issus de ces échantillons.
Les disques sont édités en sept exemplaires et réunis dans deux coffrets qui seront complétés jusqu’à la présentation du film d’accompagnement. L’œuvre sera interprétée lors d’un concert performance de Matthieu Crimersmois le jour de son inauguration.

 

communiqué de presse, juillet 2014 – pdf

 

 

commanditaires : Éric Perrin, historien et membre de l’association Iguerande et Parc naturel régional du Pilat

soutien : les quatre parcs naturels régionaux de Lorraine, des Monts d’Ardèche, du Pilat et du Vercors coopèrent pour ce projet dans le cadre du programme européen LEADER
(Fonds européen agricole pour le Développement rural).

2014

 

crédits photographiques Marc Domage (2, 3) et Emmanuelle Boccou