Projet Lynx – Programme de commandes Nouveaux commanditaires

Démarche artistique et scientifique citoyenne autour du lynx boréal dans le Massif du Jura – Bourgogne-Franche-Comté

Les 6 commandes art et sciences s’appuient sur les protocoles art et sciences de la Société des Nouveaux commanditaires.

Médiateur·ices-producteur·ices sur le terrain : 
-Pomme Boucher et Julie Olivier – Quartier Rouge
-Valérie Cudel et Pauline Gillard – À demeure
-Amanda Crabtree – artconnexion
-Loretxu Bergouignan – Atelier des jours à venir
-Graxi Irigaray – Atelier des jours à venir et Pomme Boucher – Quartier Rouge
-Anastassia Makridou-Bretonneau et Patrick Clanet – HB Changemaker

Les commandes :
1 – Commande sciences – Villages du massif du Jura
2 – Commande art – communes de Moirans-en-Montagne et Villards d’Héria – Haut-Jura
3 – Commande art – cœur du Jura / Champagnole Nozeroy / Haut-Jura
4 – Commande art – territoire du Parc naturel régional du Douds horloger
5 – Commande art et sciences – secteur Saint-Claude – Saint-Laurent-en-Grandvaux dans le Haut-Jura

Le projet Lynx – Le rapport au vivant : un défi culturel ? 
Écouter, penser et agir ensemble sur le territoire : pour contribuer au bon état de conservation du lynx et à une cohabitation avec l’espèce.


Médiation Nouveaux commanditaires : en discutant avec les habitant·es et autres acteur·ices du territoire, traduire une problématique au sein d’un cahier des charges adressé à un·e artiste ou chercheur·euse afin de créer une réponse par une œuvre dans une discipline artistique ou de la recherche. 


Créer des savoirs scientifiques et des œuvres d’art dans un rapport démocratique citoyens/chercheurs, citoyens/artistes.
Expérimenter la création artistique comme trait d’union entre l’espèce et les habitants d’un territoire « partagé ».

Lien avec le plan national d’actions en faveur du lynx boréal : rétablir le lynx dans un état de conservation favorable en France

Le Lynx boréal a progressivement disparu du territoire français entre le 17ème et le début du 20ème siècle. De retour dans les années 1970, le lynx est présent dans les massifs des Vosges, du Jura et des Alpes, mais la population nationale reste classée « en danger » selon les critères de l’UICN. Cette population continue à faire face à des menaces et à des freins à son développement sur le territoire national. L’espèce est aujourd’hui identifiée comme prioritaire pour l’action publique.

Un Plan National d’Action a été élaboré avec l’ensemble des partenaires concernés par l’espèce, sous la coordination de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) Bourgogne-Franche-Comté appuyée de l’Office Français pour la Biodiversité (OFB).
Notre proposition s’inscrit directement dans l’objectif 1.5 du PNA « Améliorer l’acceptation de l’espèce grâce à l’appui des sciences sociales. » sous pilotage de la DREAL.

Résumé du projet
Repenser la relation et les interactions avec un des trois grands prédateurs en France par une démarche partant des habitants et se traduisant par une création scientifique et/ou artistique.<
Donner aux habitants l’initiative de nouvelles formes par les sciences et ou l’art pour expérimenter des relations aux autres, à soi, au vivant non-humain, au temps, au territoire et à l’environnement. Le préalable étant l’identification des enjeux sur le territoire, les rapports de force, les écarts dans la perception du non-humain.

Enjeux

Faire émerger les sensibilités collectives et individuelles et leurs problématiques en rapport à la présence du lynx sur un territoire.
 Faire entrer le vivant dans le champ de la création contemporaine culturelle et vice versa.
Travailler la dimension culturelle de notre rapport au vivant.

Organigramme
Le projet lynx est porté par la Société des Nouveaux commanditaires. 
Coordination : mise en place, suivi du projet et reporting : Amanda Crabtree
Structure régionale de coordination : À demeure – Valérie Cudel
Suivi scientifique : Sandrine Teixido

Comité de suivi  : Marie-Pierre Bouchaudy, Jean-Damien Collin, Anne Langlois, Sandrine Teixido, Amanda Crabtree, Valérie Cudel
Reporting : Conseil d’Administration de la Société des Nouveaux commanditaires

1 – Commande sciences- villages du massif du Jura
Recherche participative en sciences dans les villages du Haut Jura : Bellecombe – les Moussières – les Bouchoux – les Molunes – Bellecombe

Des commanditaires vivants et travaillant au sein de l’habitat lynx :
Marjolaine, maraichère des Bouchoux
Pitou, conseiller municipal de Bellecombe
Xavier, champion trail conseiller municipal de Bellecombe
Elise, fabricante de comté, éleveuse des Moussières
Hugo, indépendant, éleveur des Molunes
Julien, aide agricole de Lapesse
Annie, professeure de sport en collège à Bellecombe
Sarah, élue régionale, groupe écologistes et solidaires

Médiateur·ice : Loretxu Bergouignan

Axes de réflexion
Monde visible vs. Invisible / les monde sensibles
Prise de conscience des impacts collectifs locaux (de l’historique, à l’actuel) : Présence du lynx ressenti. Sensation d’un vivre ensemble.
Aspect essentiel que l’homme par son action n’efface pas l’invisibilité du lynx (importance du lynx dans sa nature et du vivre ensemble)

Réversibilité de la nature
Le retour du lynx dans un champ représente pour l’éleveur un indice de production qualitative en respect de la nature avec le retour de la qualité des sols vivants : retour de la nature dans un vivre en commun éleveur-monde sauvage.
Situations genrées de la conscientisation
Changement d’approche avec retour après études vs. Incitation publique à l’exploitation de la nature ?

2 – Commande art – communes de Moirans-en-Montagne et Villards d’Héria – Haut-Jura

Les commanditaires :
Marie-Christine Pennors, directrice de l’école maternelle et primaire de Moirans-en-Montagne. 
Laurence Pasteur, directrice de l’école de Villards-d’Héria ou sont scolarisés les élèves de maternelle et de CM1, CM2 en 2 classes.
Loïc Coat, biologiste et réalisateur de documentaires dont Vivre Lynx (1998) – Le lynx et l’Agneau (2000) – Chasseurs, proies, lynx (2023) ainsi que de vidéoconférences
Sylvie Martin-Lahmani, directrice artistique du festival Ideklic (Festival international pour l’enfance et la jeunesse) et enseignante à l’université Paris 8.
Dominique Lacroix, présidente de l’association Ideklic et programmatrice de l’action culturelle et des ateliers organisés par l’association.

Médiateur·ices :  Anastassia Makridou-Bretonneau et Patric Clanet

Le groupe des commanditaires implique à son initiative de commande les élèves de deux classes de cycle 3 des deux communes. Pour ce faire, un programme éducatif dédié à la thématique du lynx et plus généralement à nos relations avec les autres formes du vivant est mis en place dès septembre 2025.

Hypothèse de départ
Les enfants sont en général les grands oubliés des processus consultatifs et décisionnaires concernant la “nature” – milieu commun des vivants, humains et non humains. Pourtant, d’une part ils portent l‘avenir de la planète et d’autre part ils ont, pour la plupart une relation singulière et forte avec les animaux.

De quelle manière les enfants connaissent-ils les animaux ? Quelle place leur font-ils réellement dans le monde ? Quelles sont leurs représentations des animaux libres et sauvages de la forêt comme le lynx ?

Descriptif de la commande
Produire une narration sous forme d’écriture théâtrale jeunesse qui aura un ancrage local et explorera les questionnements et perceptions qu’ont les enfants de la “nature” et des autres êtres vivants sauvages, en partant du lynx.

Objectifs de la commande
Développer leur esprit critique par des échanges et débats sur les différents points de vue rencontrés lors du travail afin qu’ils soient capables de faire des choix et de devenir des citoyens éclairés ;
Leur faire découvrir la vraie nature des animaux (comportement, prédation, formes d’intelligence, sensibilité) et prendre conscience de l’anthropocentrisme de leurs/nos représentations du monde pour mieux situer l’homme dans sa relation au vivant.
Mettre en lumière leurs représentations initiales, héritées de celles de la famille, puis leur évolution éventuelle vers une prise de conscience de leur place d’humains parmi et non au-dessus des autres vivants non humains, notamment sauvages comme le lynx.
La structure de cette œuvre dramatique doit permettre des mises en scène où une place centrale doit être accordée aux enfants qui pourront assumer le rôle du chœur tel qu’il l’a été dans le contexte des œuvres antiques.

Autrice : Magali Mougel

Calendrier prévisionnel 2026
Mai-Juin : Présentation du texte aux élèves et leurs familles
Juillet : Lectures publiques par les élèves dans le cadre du festival Ideclik

3 – Commande art – cœur du Jura / Champagnole Nozeroy / Haut-Jura

Les commanditaires :
Emmanuel Cretin, maire de Nans-sous-Sainte-Anne, conservateur de la  réserve naturelle du Ravin de Valbois
Wim Cuyvers, architecte-forestier, Montavoies / secteur de Saint-Claude
Amélie Fleury, documentaliste et poétesse /Arbois
Bertrand et Augustin Formet, enseignant et formateur, collégien, Champagnole
Marjorie Martin, conservatrice bénévole de la RNR, grottes de la côte de la Baume, Chamole/Poligny
 
Médiatrices :  Valérie Cudel / Pauline Gillard, À demeure

Le groupe des commanditaires a une pratique solitaire d’observation en forêt, dans des contextes pluriels, certain.es se sont engagé.es parallèlement dans des actions concrètes, notamment d’information et de sensibilisation sur la question du retour des prédateurs en milieu rural, dans le domaine de la recherche avec Chrono-environnement, l’OFB, le Pôle Grand Prédateur.

Les enjeux de la commande

Le lynx a besoin des continuités forestières, moins nomade que le loup, il est l’objet d’une vision fantasmée et semble mieux accepté que ce dernier. On ne peut néanmoins occulter la permanence de certaines difficultés, la présence du lynx est une gêne pour l’activité humaine principalement en milieu rural. 
La forêt primaire n’existe pas mais le lynx « réensauvage » cet espace, tout en subissant les effets nuisibles de la géolocalisation, d’une surexploitation économique et d’un développement touristique en zones forestières.

Les temps longs d’observation en forêt déplacent, le lynx est vecteur d’un regard autre sur un espace dit naturel, sur son évolution. Notre posture d’observateur pourrait aussi être interrogée, est-elle semblable à celle d’un chasseur, d’un photographe. Sommes-nous si vertueux ? L’affut est-il du vide rempli ?

La commande
Il y a, dans le cheminement de cette commande, une volonté de rupture avec l’anthropocentrisme. Notre rapport au lynx est souvent analysé à travers le prisme de l’humain ; il serait intéressant d’inverser et d’observer sa capacité à entrer en interaction avec les actions de l’homme sur son territoire.
Partant du constat que le lynx permet également la rencontre, la curiosité, une vision de l’évolution de notre société et des répercussions des changements climatiques sur le milieu, la commande adressée à un / une artiste propose un début d’exploration sur la base de ces premiers postulats.
L’artiste est invité à vivre une expérience et à s’immerger en forêt, tout en favorisant la prise émotionnelle pour ensuite revenir au réel. Il s’agit dans un premier temps, de provoquer l’expérience versus connaissance.
À partir d’une première déclinaison issue de cette possible « cohabitation » en présence des commanditaires, d’une observation suffisamment longue, l’approche pourra se poursuivre par un accès à des archives, d’écrits et d’études notamment scientifiques. 
L’œuvre attendue est destinée à un public élargi, elle peut-être mobile ou consultable dans un lieu accessible ; elle doit symboliser le rapport à la forêt et au monde sauvage que notre société tente de reconquérir et de se réapproprier, permettre de dépasser les récits attendus et rappeler que le lynx est bénéfique à l’homme et à son environnement.

Artiste : Orla Barry
Remise d’étude : Décembre 2026

4 – Commande art – territoire du Parc naturel régional du Doubs Horloger

Les commanditaires :
Clotilde Vernes, habitante de Villers-le-Lac
Dimitri Coulouvrat, habitant de La Chenalotte
Guillaume Vuillet, habitant de Loray
Gilles Robert, habitat du Bizot
Noël Jeannot, habitant de Charquement

Accompagnés de chargés de mission milieux naturels et communication, Parc naturel régional du Doubs Horloger
 
Médiatrice :  Amanda Crabtree, artconnexion

Les enjeux de la commande
Les habitants du territoire du Doubs Horloger ne sont pas forcément originaires de la région, et il y a aussi un pourcentage important de travailleurs transfrontaliers. Cela peut conduire dans certains endroits à un effet de ‘secteur dortoir’ ce qui ne facilite pas l’appropriation du territoire. (* voir PNR-Diagnostic territorial 2019)

Comment intéresser ces personnes à leur environnement ? 
Le lynx peut être cet animal qui permet aux habitants de « rentrer » dans notre 
environnement, celui qui permettrait à ces derniers de mieux le connaître.
Ce projet pourrait faire émerger les sensibilités collectives et individuelles en rapport
au lynx sur un territoire et favoriser la prise de conscience de la richesse spécifique de la biodiversité locale et le lynx en particulier… 
 Mots clé : Insaisissable, Invisible, Proximité

Objectifs de la commande
Impliquer la population
Faire découvrir le territoire
Sensibiliser au vivant
Permettre de comprendre le lynx

Il s’agit de faire connaître les lieux emblématiques du territoire du PNR à travers ce projet pour renforcer la connaissance et le sentiment d’appartenance.
Le lynx peut être une porte d’entrée sur le vivant (non humain) qui nous entoure, dont nous avons besoin et qu’il faut protéger.

Description de la commande
L’œuvre doit pouvoir proposer plusieurs grilles de lecture destinées aux enfants et aux adultes, mais aussi à ceux qui sont experts et à ceux qui sont débutants.
Un élément ludique pourrait être intéressant.
Il est essentiel que l’œuvre artistique qui sera créée puisse circuler sur l’ensemble du territoire du PNR.
Le lynx pourrait être aussi l’animal qui unit un territoire, qui réunit et qui permet de parler de place du sauvage sur notre territoire.

Artiste : Patrick Corillon

5 – Commande art et sciences – secteur Saint-Claude – Saint-Laurent-en-Grandvaux dans le Haut-Jura

Les commanditaires :
François Jacquier, spéléologue, président du Club de spéléologie du Jura
Christophe Mollet, photographe naturaliste et président du FINA (festival Internature du Haut-Jura)
Marie Azzolin, membre du FINA (festival Internature du Haut-Jura)
Philippe Perrin, adjoint à la mairie de La Rixouse
Christophe Maire, bénévole et médiateur au sein de Férus et pour le Groupe Tétra Jura, propriétaire de gîte et table d’hôtes
Romain Panisset, bénévole et médiateur au sein de Férus, sportif (trail, ski,…)
Natacha Bigan, animatrice réseau Massif du Jura au sein de Férus
Pierre Viennet, directeur de la Direction interdépartemental des routes Est (DIR EST), pratiquant d’agility (sport canin), bénévole au sein de Férus

Médiatrices :  Pomme Boucher, Julie Olivier – Quartier Rouge / Graxi Irigaray, Chloé Jaubert – Atelier des Jours à Venir

Les enjeux de la commande
Le point de départ : travailler sur les enjeux de collisions routières et de continuité forestière
Le commun du groupe :
Des pratiques quasi-quotidiennes dans la nature
Un investissement au sein d’associations environnementales
Une relation sensible à la nature : observation, attentions, silence, immobilité, une continuité recherchée et un bien être avec la nature.

Constats et inquiétudes communes à l’habitat du lynx :
La scolyte et la sylviculture intensive qui rendent incertain le devenir de la forêt jurassienne.
La route un espace partagé entre les automobilistes et la faune sauvage. Réorienter la vision de ce qui est prioritaire : c’est la route qui traverse la forêt et non l’inverse.
Comment faire le poids face aux intérêts économiques, notamment au développement du tourisme et aux activités de plein air depuis le covid ?
Des questions autour des enjeux touristiques et de l’image du lynx : 
Est-ce que rendre visible le sauvage est le meilleur moyen de le protéger ? 
Comment rendre le lynx invisible ?
Comment protéger ce que l’on ne voit pas ?
Quel accès aux espaces naturels à l’avenir ?  

Des questions éthiques à partager :
Qui a le droit d’avoir accès aux espaces naturels ? 
Comment se limiter en tant qu’humain ? 
Qu’est-ce que la nature ?

Les enjeux du croisement entre art et scienceCroiser les processus méthodologiques des deux disciplines
Veiller à ne pas instrumentaliser l’une au service de l’autre
Maintenir le groupe dans une même expérimentation
Sentir les potentiels des méthodologies à se nourrir l’une l’autre

Actualité de la commande
Nous sommes face à des questions éthiques et philosophiques qui ouvrent à un potentiel de projections et d’imagination. La formulation des questions, étape clé de la recherche scientifique peut être le support d’une réflexion conjointe entre artistes et chercheurs. Le potentiel de cette situation à poursuivre de manière conjointe pour rendre public et partager ces questions dans l’espace public.

Recherche-action autour du projet Lynx
 Objectifs
 Evaluer l’action collective des Nouveaux commanditaires appliquée à un sujet, le lynx, sur un territoire, le massif jurassien.
Pour les médiateur·ices :
Phase 1 : recherche, enquête préliminaire, cahier des chargesPhase 2 : études et mise en production
Pour la recherche-action : penser l’évaluation du dispositif dans sa singularité
Phase 1 : qu’est-ce que le lynx et le massif jurassien font à nos pratiques ?
Phase 2 : qu’est-ce que les protocoles arts et sciences des Nouveaux commanditaires font à la thématique du lynx et au territoire ?
Un laboratoire d’expérimentation
Protocoles arts (1992) et sciences (2012)
1ère fois que sont mis en œuvre les deux protocoles sur un même sujet et un même territoire.
1ère mise en œuvre collective de la méthodologie Nouveaux commanditaires.Le collectif lynx (un collectif de médiateur·ices qui se sont portées volontaires pour travailler sur cette thématique) : des complémentarités en termes d’expertises artistiques et scientifiques, de lieux d’implantation et d’expériences passées (Loup, cycle de l’eau en zone karstique).
1ère commande art + science : un même groupe, une même thématique, deux questions, deux commande (une commande art/une commande science).
Organisation en binômes et mise en place de compagnonnages. 
 Des temporalités différentes entre les différentes commandes > des manières de faire diversifiées et complémentaires. 
 Des approches diversifiées et complémentaires

Approche sensible et centrée sur des acteurs “invisibles”.
Approche par enquêtes, ateliers et choix de thématiques.
Approche centrée sur le jeune public via une prise de contact des acteurs concernés.
Approche territoriale, explorer un territoire transfrontalier, s’appuyer sur un acteur local, le PNR Doubs-Horloger.
 Approche par l’expérience et la participation active au sein de groupes qui habitent quotidiennement un territoire forestier.
Partir de l’expérience des habitants et de récits situés. 
Mettre en action et en réflexion des groupes d’habitants.
 Faire émerger des questions : hypothèses de travail
Les caractéristiques associées au lynx nous conduisent à s’intéresser à une espèce sensible à la fragmentation du territoire.
La phase de repérage et d’enquête, la mise en œuvre des protocoles, la sensibilité des médiateur·ices et leur savoir-faire et la mise en mouvement des habitants font émerger des enjeux qui questionnent les représentations et les pratiques autour du lynx.
L’engagement des citoyens (qu’on peut qualifier comme une forme d’engagement politique) s’appuie pour beaucoup sur les modes de perceptions qu’ils et elles engagent au quotidien avec leur environnement.
La mobilisation et l’engagement du public pour des causes environnementales, est travaillé à partir sur ce qui « attache » les individus au territoire, à partir d’expériences situées.
Le propre des protocoles arts et sciences des Nouveaux commanditaires, est d’ouvrir des possibles sur des agencements imprévus au moyen des intuitions des habitants, des artistes et de la recherche participative.
 Les échanges et les commandes font émerger un questionnement éthique et philosophique (suite)

Les « arts de l’attention » envers le vivant développés tant par les scientifiques, les amateurs que les artistes.

Les régimes du sonore et les régimes de visualités et de narration associés au lynx. Où se situe le lynx dans nos bestiaires européens ? De quelle manière est-il représenté, regardé, surveillé ?

La notion de territoire et la variabilité des paramètres à prendre en compte. Lorsque l’on travaille sur la question de l’acceptabilité du lynx boréal, de quel territoire parlons-nous? Administratif, frontalier, géographique (arc jurassien) ? Comment prendre en compte les déplacements tant de l’animal que des humains ? Quelles sont les évolutions de la forêt? Peut-on parler d’un bon territoire pour le lynx ?

Le lynx et l’anthropocène